Un téléphone en classe ?

Le développement actuel des téléphones mobiles basés sur le concept de l’iPhone développé par Apple est en cours. En fait il s’agit d’abord de PDA (assistants personnels) auxquels on a ajouté la fonction téléphonique et aussi l’accès à Internet. On y ajoute aussi, comme avec le téléphone portable les possibilités photos et vidéos. Et cela n’est que l’aspect technique des choses qui amène à dire que la gamme sera bientôt complète depuis la station de travail fixe jusqu’au terminal mobile toutes les tailles d’écran amènent aux mêmes fonctionnalités : nous y sommes l’intégration est faite du plus gros au plus petit. Et l’arrivée d’un géant comme google pourrait y ajouter un intérêt en terme d’ouverture vers des applications variées.

Si pour l’instant la plupart de ces machines reste hors de portée des bourses modestes, on peut parier, comme pour les ordinateurs qu’il ne faudra pas longtemps pour voir les prix chuter et donc une démocratisation des usages voir le jour. On peut donc raisonnablement penser que les élèves vont s’emparer de ces machines avec d’autant plus d’empressement que les fonctionnalités sont variées et bien adaptées aux usages de « proximité ».

On peut imaginer d’ici quelques années (voire moins) des enseignants dire à leurs élèves qui entrent en classe : « mettez vos terminaux mobiles sur la table écran fermé ou éteint » et l’enseignant de le vérifier avant de mettre en route l’interro traditionnelle (mais peut-être aura-t-il inventé d’autres façons plus habiles d’évaluer les apprentissages !)

On pourra aussi entendre la phrase : « activez la calculatrice scientifique de vos terminaux ». Et l’on verra les élèves tapoter sur leurs écrans pour faire leurs calculs et analyser les fonctions qu’on leur soumettra

On pourra aussi voir des enseignants proposer à leurs élèves : « si vous ne comprenez pas le sens de cette notion, allez sur Internet avec vos terminaux chercher des éléments de réponse, et comparez ce que vous y trouvez »

On pourrait aussi imaginer que l’ensemble des terminaux mobiles soit connectés à celui du professeur et que chacun lui transmette la réponse à une question par l’intermédiaire de son écran. Ainsi aurait vécu le doigt levé au bout d’un bras soutenu désespérement dans l’attente d’un regard du prof…

On pourrait même imaginer un cours de langue dans lequel l’enseignant demanderait à ses élèves de contacter individuellement leur correspondant d’une autre classe via une application de visioconférence.

On pourrait aussi imaginer un élève venant devant la classe, connectant son terminal mobile à l’écran géant (ou vidéo projecteur) et montrant à toute la classe le fruit de son travail.

On pourra aussi rêver qu’un enfant malade puisse (cela existe déjà mais avec des moyens plus lourds et complexes) avec son terminal mobile participer au cours selon ses moyens, avec la complicité (on dit l’aide) d’un autre élève.

Une convergence numérique qui est en train d’aboutir va obliger les établissements scolaires à repenser leur réglement intérieur, les enseignants repenser leur animation de classe, les enseignants documentalistes imaginer une autre gestion de l’espace temps CDI…

Bref de quoi rêver…

A suivre et à débattre

BD

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(1 commentaire)

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  1. C’est proche de ce que j’ai écris antérieurement avec les notions d’acceptabilité d’une part et avec la question de l’accès de tous aux formes d’usage variées. La seule différence c’est que la disponibilité du téléphone portable offre des possibilités que l’ordinateur ne permet pas, en particulier en classe. L’accessibilité n’est pas suffisante, mais c’est sur elle que se bâtit l’acceptabilité.
    La fracture numérique n’est jamais que le reflet déformé des fractures sociales, culturelles et intellectuelles de nos sociétés occidentales… et par la même des rapports dominant/dominé nouveaux introduits par la société industrielle libérale
    BD

  1. La téléphonie numérique fait-elle disparaître la fracture numérique ?…

    Ce n’est visiblement pas l’avis de Mito Akiyoshi dans InternetActu.
    Les principaux arguments qu’elle développe:
    “Il y a un consensus croissant pour dire que le problème de la fracture numérique ne se résume pas seulement à…

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