Précision et rectification

Une lecture plus attentive du texte du ministre (en particulier du discours) permet d’apporter quelques précisions et rectifications à mon propos antérieur.

Si le module informatique et culture numérique proposée est bien dans le pôle sciences, il est au choix comme tous les autres modules de la classe de seconde (4 modules à choisir dans l’offre des modules des 4 domaines). J’ai cru par erreur que l’on ne pouvait choisir qu’un seul domaine. Or ce n’est pas le cas. Le discours du ministre précise bien que l’élève peut choisir voire même changer de domaine de choix au bout de 6 mois (mais là ce n’est pas clair).

Ainsi le module informatique et culture numérique est-il ouvert à tous les élèves de seconde qui le souhaitent. Mais là où le problème risque de réapparaître c’est la refiliarisation sur le terrain (comme au bon vieux temps des classes de seconde A, B, C, D…). En effet on risque de voir des profils se créer dans les établissements qui pourraient ainsi empêcher un véritable choix. Il faudra voir l’articulation avec la suite du lycée pour se rendre compte de cette éventualité.

En l’état actuel des possibles, l’idée qui a le mérite d’exister d’un module explicitement consacré à ce domaine ne doit pas cacher le véritable problème que tentait de faire évoluer le B2i : l’intégration des TIC dans les enseignements sur un plan didactique et pédagogique et pas seulement comme un « objet » d’apprentissage.

A suivre donc, les textes d’application ne sont pas encore parus…

BD

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(3 commentaires)

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    • Alex on 8 novembre 2008 at 22 h 15 min
    • Répondre

    Bonjour,

    Je ne sais pas si vous allez pouvoir me donner quelques pistes, mais qui va enseigner ce module TIC.

    Après réflexion, il m’est apparu qu’actuellement, seuls les profs d’Eco-Gestion avec les STG et les BTS (IG, CG, AM..) utilisent énormément et depuis longtemps les TIC (outils purement informatiques, mais également bureautiques) conformément d’ailleurs aux programmes de ces séries. A titre d’exemple, l’étude des réseaux informatiques, du langage HTML, XML, SQL.. est déjà présent dans les programmes STG. Les enseignants d’Eco-Gestion sont donc normalement les mieux placés pour enseigner ce module. Que va-t-il réellement en être à la

  1. D’après mes informations, il semblerait que l’on s’oriente vers des personnes ayant une licence d’informatique ou équivalent…
    La question est d’autant plus cruciale qu’elle est déterminante pour le contenu de ce module… ou inversement, que ce contenu déterminera qui devra l’enseigner. Si j’en juge par les groupes de pression, il semble que l’orientation informatique soit première par rapport à l’orientation culture numérique….
    Selon moi il y a une question essentielle à moins que la demande du groupe Syntec d’avoir des bras pour les entreprises de l’informatique soit la seule à laquelle ce module tente de répondre. Auquel cas on ne risque pas d’arriver à grand chose : ce n’est pas ce que l’on fait à l’école qui prescrit de manière univoque ce que vers quoi on s’oriente, mais plutôt un ensemble de paramètres dont le premier (et non des moindres) est celui de l’attractivité des métiers… (cela fait très longtemps qu’on parle de revaloriser le travail manuel… on en connait les effets…, mais il faudrait un long développement pour en parler

    Bruno Devauchelle

    • Alex on 9 novembre 2008 at 17 h 21 min
    • Répondre

    Merci pour cette réponse. Si je comprends bien pour l’instant c’est encore le flou. Je trouve ce module tout à fait intéressant et à mon avis nécessaire étant donnée la numérisation de la société que nous connaissons. Ceci dit, le problème qui se pose implicitement est l’absence de collègues statutairement parlant pour enseigner d’office cette matière (pas de CAPES ni d’agrégation d’informatique). C’est pour cela que j’évoquais la possiblité que ce soit des collègues d’Informatique de Gestion qui s’en chargent, ou les collègues de STI ou autres qui ont suivi des formations techniques et pointues dans ce domaine. Donc ce qui risque de se passer, c’est que chaque établissement attribura ce module au prof qu’il souhaitera, bien entendu en tenant compte j’espère de ses compétences.

    A. MOREL

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