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(3 commentaires)

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  1. Merci Bruno pour ce billet. Voici quelques réflexions personnelles sur le sujet :

    Des enjeux économiques évidents :

    Il suffit de lire un article récent du Nouvel Économiste pour se rendre compte qu’on peut comprendre une certaine urgence qui arrive en retard mais qui met aussi en évidence que l’école ne peut pas être responsable de tout et qu’elle ne pourra donc pas à elle seule transformer le monde même si elle y contribue. Voir l’article : http://www.lenouveleconomiste.fr/entreprises-francaises-transformation-digitale-linquietant-retard-24776/ .

    Des choix parfois proches du paradoxe :

    En effet, on peut trouver un côté paradoxal dans le fait qu’on met l’accent sur de nouvelles pratiques sociales de référence qui nous imposent presque une évolution vers des pratiques collaboratives dans l’enseignement, penser équipement individuel ne va pas forcément dans ce sens. Certes c’est intéressant pour les fournisseurs, certes cela peut rassurer les enseignants en facilitant l’intégration de l’outil sans remettre en cause un mode de fonctionnement conventionnel mais il n’est absolument pas certain que l’utilisation d’une tablette numérique un peu à la manière d’une ardoise virtuelle soit une révolution prometteuse en terme de résultat sur les apprentissages, comme sur l’éducation.

    Les manuels numériques :

    J’ai envie de rebondir sur le mot « manuel » en me posant la question de sa pertinence. Si on revient aux sources, « manuel » vient du mot latin « manus » avec derrière l’idée de facile à manipuler à la main. Si on prend référence sur la définition de « manuel scolaire » proposée par Wikipédia : « Le manuel scolaire (du latin manus, la main), considéré au XIXe siècle comme le livre résumant tous les autres est un ouvrage didactique ayant un format maniable et regroupant l’essentiel des connaissances relatives à un domaine donné. Le manuel scolaire est destiné à être utilisé en classe comme support de cours avec l’aide directe ou indirecte d’un enseignant. Il doit tenir compte du caractère progressif de l’apprentissage (âge des élèves, capacité cognitive) » (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Manuel_scolaire ); on peut s’interroger sur la la pertinence de ce mot aujourd’hui tant le contenu est disponible partout et pas seulement dans des manuels. De ce point de vue on peut peut-être se projeter dans dans stratégies :
    1 – le manuel numérisé : c’est le livre papier que l’on connaît et qui est disponible sous forme numérique. Dans ce cas et si on se place sur un plan purement pédagogique, la question de la plus-value se pose, peut-être même peut-on dans certains cas parler de moins-value.
    2 – le manuel numérique : c’est une forme évoluée qui intègre une dimension multimédia et de l’interactivité. Il peut par conséquent apporter une plus-value certaine par rapport au livre traditionnel qui n’avait pas toutes ces possibilités.
    3 – autre support à inventer : eh oui, je n’ai pas trouvé d’autre nom pour l’instant mais la question peut se poser. Ne doit-on pas repenser le manuel pour ce qu’il fait bien et qu’on pourrait conserver et inventer un « autre support » plus adapté au contexte et à l’environnement numérique contemporain. Il y a derrière cela les tentatives d’évolutions vers des logiques de scenarii pédagogiques, de parcours, de travail collaboratif possible, etc.

    Une question est sous-jacente à la réflexion sur les manuels, elle se caractérise par un jargon dont on ne perçoit pas forcément toujours la portée et que l’on pourrait relier à des travaux tels que ceux de Ruben PUENTEDURA à travers son outil SAMR (voir : http://blogs.univ-poitiers.fr/t-roy/2014/05/19/le-modele-samr/ ). En effet, on peut assez facilement associer « manuel numérique » à intégration des TICE dans le sens où on ne remet pas forcément en cause la façon d’enseigner tout en intégrant du numérique, autrement dit cette avancée n’apparaît-elle pas déjà comme étant en retard sur notre temps ? La question est de savoir si on continue comme avant avec des outils nouveaux ou si on profite des nouveautés pour penser autrement. Cela pose la question de l’innovation et de l’endroit où elle intervient, est-elle simplement technique ou est-elle pédagogique ? Cette réflexion m’amène à faire un parallèle avec l’apprentissage des langues. Il y a un temps pendant lequel on ne connait pas la nouvelle langue, elle nous est étrangère, il y a un temps où elle nous est un peu moins étrangère et où il nous est possible de la parler mais pas au point de penser dans la langue, puis arrive le temps où l’imprégnation est devenue suffisante pour penser aussi dans la nouvelle langue qui du coup ne nous est plus étrangère. C’est sans doute une migration de ce type qui est en cours avec l’arrivée du numérique, nous ne sommes pas tous au même stade dans cette migration en cours et c’est peut-être-là qu’il faut parler du risque de fracture numérique. C’est peut-être aussi parfois un peu pour cette raison que les propositions d’évolutions ne sont pas à la hauteur de ce que certains espèrent.

  2. Je pense que l’informatique devrais être enseigné au jeune plus tôt.

      • admin on 2 février 2015 at 17 h 37 min
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      Tant qu’on ne précise pas ce que l’on nomme enseigner l’informatique, cela reste bien trop vague pour constituer un axe fort.
      IL y a trop de versions différentes de cela : enseigner la programmation, l’algorithmique, le code, le fonctionnement des machines (mais lequel et lesquelles) etc…
      Et puis plus tôt cela veut dire quand enseigner quoi. Si c’est faire faire du scratch avec des jeunes de 8 à 10 ans, cela est amusant, permet d’aborder des éléments de logique et d’algorithmique, mais ce n’est pas de l’informatique, ou si peu….

  1. […] Il y a trente ans, dans les couloirs d'un ministère de l'éducation et ceux d'une présidence de la république se concoctaient les prémisses d'un plan appelé "informatique pour tous" IPT. Outre qu'il…  […]

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