Péril pour les ENT ?

Le projet Google Classroom avance. Si bien qu’il va probablement menacer nombre de projets d’ENT actuels :

La page d’accueil du projet :

https://www.google.com/intl/fr/edu/classroom/

Une présentation datée du 7 mai :

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-google-lance-classroom-un-service-gratuit-pour-l-education-57404.html

A la suite de mon précédent message ainsi qu’une intervention faite pour le ministère de l’éducation en aout dernier lors de Ludovia, l’imminence du déploiement d’initiatives de sociétés de l’ampleur de Google met en évidence un écart important entre les initiatives « locales » et les projets d’une telle ampleur. On avait déjà eu l’occasion de l’observer avec la numérisation des bibliothèques, on va avoir l’occasion de l’observer avec la numérisation de l’environnement éducatif.

Certes aucune réussite n’est écrite d’avance. Certes l’initiative demande à être observée. Mais à constater les pratiques effectives dans les classes, on peut penser qu’un usage assez important de telles solutions pourrait se développer dans les années à venir.

La mondialisation des moyens numériques n’est pas nouvelle. Le monde scolaire a tenté en France de porter une idée différente et des produits locaux. Si Bernard Stiegler met bien évidence la puissance de domination contenue dans ces projets, il nous faut aussi reconnaître qu’au moment où l’Europe balbutie dans l’esprit et parfois aussi dans les faits, ces initiatives, tout comme les Moocs, participent de ce qu’Emmanuel Davidenkoff appelle « un tsunami numérique ».

Les ENT vont-ils résister longtemps à ces initiatives qui se multiplient : Teamie ou schoology par exemple

A découvrir en tout cas.

BD

 

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(3 commentaires)

4 pings

  1. Un témoignage. Mes Moulins à paroles (M@P) se présentent comme une hyper-anthologie de poésie, mais depuis un certain temps déjà je songe à compléter ma proposition avec l’ouverture d’une petite classe virtuelle, où des élèves puissent s’inscrire et travailler en autonomie. La question qui se pose est celle de savoir où trouver le dispositif technologique capable d’accueillir une telle classe. J’en parle avec nos amis du WebPédagogique qui s’apprêtent à ouvrir une plateforme conséquente. Et, dans l’attente, je fais l’inventaire de ce qui existe en français (tant qu’à promouvoir la poésie de langue française, autant que cela puisse se faire sur une plateforme française, elle aussi). Pour l’heure, le seul outil vraiment convainquant que j’ai rencontré est EvalQCM. Je l’expérimente avec plaisir (voir ici > http://touslesmap.org/2014/05/11/les-mp-se-prolongent/). Mais celui-ci semble peu connu et peu utilisé, si bien que je suis pas tout à fait rassuré quant à la pérennité de l’expérience. Si vous avez des conseils…

    • Marie-Odile Morandi on 11 mai 2014 at 16 h 18 min
    • Répondre

    Bonjour

    Initiative très inquiétante. Les responsables devraient ériger des digues pour protéger les communautés scolaires de ce tsunami !

    http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/lettre-ouverte-a-eric-schmidt-d-axel-springer.shtml

    Amicalement

  2. Bonjour,
    Alerte très interessante, j’ai relevé aussi cette annonce qui est parue durant un long weekend, d’où peut être le peu de réaction de la part du monde éducatif. Pour ma part la venue de Google dans le monde de l’éducation et un danger ey un pas de plus vers une perte de libre choix. Ce qui intéresse Google n’est pas le bien être des étudiants, les bons outils pour les enseignants, non ce qui intéresse Google c’est le nombre d’enseignants, et les étudiants. Nous rentrons dans le même schéma que Microsoft il y a plus de 30 ans, en prenant les utilisateurs à la source (école) alors il reste fidèle toute sa vie fidèle à la marque, c’est aujourd’hui difficile de se séparer de Microsoft en entreprises et chez les particuliers. Le tout Google présente le même danger. N’oublions pas non plus que tout ce qui est chez Google devient la propriété de Google.
    Pour ma part j’utilise Claroline depuis plus de 7 ans avec satisfaction, dans quelques mois j’utiliserai Claroline Connect, c’est une plate-forme francophone et européenne. Nous avons mis en place une plate-forme en libre accès sur http://free.spocee.com

    Donc si Google vient sur le terrain de l’éducation ce n’est pas innocent c’est que cela représente un très gros marché, plusieurs milliards de dollars dans les prochaines années, donc faire le choix de Google c’est faire une croix sur son autonomie, ses données, son indépendance et sa liberté.

  1. […] Le projet Google Classroom avance. Si bien qu'il va probablement menacer nombre de projets d'ENT actuels. Certes aucune réussite n’est écrite d’avance. Certes l’initiative demande à être observée. Mais à constater les pratiques effectives dans les classes, on peut penser qu’un usage assez important de telles solutions pourrait se développer dans les années à venir.  […]

  2. […] “Le projet Google Classroom avance. Si bien qu'il va probablement menacer nombre de projets d'ENT actuels : La page d'accueil du projet : Une présentation datée du 7 mai : A la suite de mon précéden…”  […]

  3. […] Le projet Google Classroom avance. Si bien qu'il va probablement menacer nombre de projets d'ENT actuels : La page d'accueil du projet : Une présentation datée du 7 mai : A la suite de mon précéden…  […]

  4. […] Le projet Google Classroom avance. Si bien qu’il va probablement menacer nombre de projets d’ENT actuels : La page d’accueil du projet : https://www.google.com/intl/fr/edu/classroom/ Une présentation datée du 7 mai :…  […]

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