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  1. Bonsoir Bruno,

    J’abonde dans ton sens sur la limite des effets du déploiements des outils numériques.Réduction de la fracture numérique (on dira structurelle et matérielle) qui en améliorant l’accès au plus grand nombre ne favorise pas pour autant des usages axés sur le développement de la culture ou de la réflexion. Tu sembles mettre l’accent sur les usages à développer et à faire réfléchir par les jeunes. Je te rejoins là aussi mais il me semble que ce ne soient pas les seuls éléments. Un questionnement qui me parait être aussi pertinent serait de faire réfléchir à la pertinence des outils et l’accompagnement réfléchi qui en est fait.
    Je joins àcette idée cet article “Perdre son temps : la nouvelle fracture numérique” trouvé ici : http://www.internetactu.net/2012/06/04/perdre-son-temps-la-nouvelle-fracture-numerique/ Il montre qu’en réduisant la fracture numérique, « les plus démunis », sont parmi ceux qui un taux de « temps gaspillé » plus élevé et qu’un accompagnement était souhaitable pour les enfants. La réduction de la fracture numérique se ferait au rythme de développements divers appuyées par des finalités axées sur le loisir et l’éducation. A mon sens il y a bien lieu de réfléchir aux usages mais aussi aux motivations qui fondent leurs besoins.

    Ton idée des services croissants offerts par le numériques qui nous enferment dans des schéma de pensée ou de consommation est aussi intéressante. Et l’idée sous-jacente de perte d’autonomie de la pensée par le recours à des plateformes non neutres et l’automatisation des recherches me séduit 😉

    Pour autant, je trouve que les compétences que tu décris, si elles sont louables et nécessaires n’en restent pas moins très ambitieuses au regard des plus démunis ou des plus jeunes. La veille interactive, le travail réfléchi sur soi, s’informer, se construire ses propres accès aux savoirs, partager une information pertinente sont autant de savoirs faire caractéristiques d’une culture numérique avancée. Quelles sont les conditions nécessaires pour les développer? Je reste optimiste et confiant dans la capacité des jeunes à investir le numérique. Je suis plus prudent sur leur capacité de passer de l’économie à l’effort, de la pensée facile à l’analyse critique. Mais c’est peut-être là un des enjeux …

    En souhaitant ne pas avoir déformé tes propos cordialement
    P.N.

      • admin on 5 juin 2012 at 5 h 03 min
        Author

      Merci de ton message Pascal, il reflète bien ma pensée.
      Effectivement mon projet est ambitieux. Il se trouve que je coopère depuis plusieurs années, de manière modeste, avec des collègues de l’éducation populaire dans la banlieue de Lyon. Ils ont un projet pour les plus démunis, et effectivement les choses ne sont pas simples. Cependant, en ayant aussi de l’ambition pour tous, je souhaite surtout que les éducateurs, les enseignants prennent conscience de ce fossé culturel et qu’ils développent, que nous développions de nouvelles formes d’accès aux savoirs qui permettent le développement de ces compétences

      BD

  2. Bonjour
    je viens de lire avec le plus grand intérêt votre article. Vos propos vont très exactement dans le sens de ma pensée sur une évolution inévitable de l’enseignement si on veut que l’École conserve son potentiel de résistance à la domination.
    Il y a actuellement comme une décélération au niveau des outils, nous voyons mieux dans quelle société nous entrons et donc nous commençons à savoir quoi enseigner.
    Je ne pense pas que vos propos soient trop ambitieux. Je pense extrêmement facile, au contraire dès le plus jeune âge de mettre les élèves en situation de production en ligne (blogs ou encyclopédies collaboratives), de leur faire construire des outils de curation ou de les amener à prendre conscience de la façon dont ils ont eu accès à l’information. Absolument rien ne nous en empêche si ce n’est le manque d’inscription dans les programmes !
    En tant de professeure-documentaliste c’est bien dans ce sens que je travaille avec mes élèves dès la sixième. S’il semble ambitieux à priori de développer l’esprit critique, dans les faits c’est plutôt facile de faire se questionner les élèves. Ils ont une vraie soif de s’interroger pour peu qu’on les y invite.
    J’ai publié quelques exemples de séances ou de réflexion sur mon blog, mais d’autres pistes plus pertinentes encore me semble dégagées par des profs-docs de lycée (pistes tout à fait adaptables pour les plus jeunes) :
    http://www.cahiers-pedagogiques.com/Eveiller-l-eleve-a-la-culture.html
    http://espace-cdi.ac-toulouse.fr/spip.php?article43
    http://charles-de-gaulle.entmip.fr/espace-documentation/projet-2g1-journal-de-campagne-presidentielle-/
    Merci encore pour ce beau billet
    MDD

      • admin on 5 juin 2012 at 12 h 07 min
        Author

      L’Ecole doit elle conserver son potentiel de résistance à la domination ? C’est une vrai question qui demanderait d’abord de donner un sesn plus précis à résistance.
      Si résister c’est empêcher alors cela peut vite être un retour aux archaïsmes
      Si résister c’est proposer des alternatives, et donc un projet alors les choses sont différentes

      Mais – est-ce à l’Ecole de le faire ou à la société entière de repenser l’éducation et l’accès aux savoirs ?

      Il est sûr que dans un premier temps, car elle existe, l’Ecole a de quoi faire

      BD

  3. L’École peut peut être assumer plutôt un rôle de « ralentisseur » (expression de Divina Frau Meigs au Congrès FADBEN) proche du concept de skolé cher à Olivier Le Deuff « C’est proprement le rôle de la skholé, qui a donné le mot école mais qui désigne dans un premier sens, l’arrêt. Une skholé perçue comme une liberté de penser et non comme un instrument de domination du maitre sur l’élève. »
    http://www.guidedesegares.info/2011/09/04/la-formation-a-lattention-des-jeunes-generations/

      • admin on 5 juin 2012 at 13 h 05 min
        Author

      Je suis toujours réservé sur les bons mots comme skole ou skhole ou autres… L’idée de ralentisseur n’est pas nouvelle. Neil Postmann, Enseigner c’est résister, ou encore Michael Hubermann dans ses analyses sur les résistances au changement en éducation en témoignent depuis longtemps. L’actualisation du terme ralentir est outre un phénomène de mode médiatique, une analyse d’Artmut Rosa d’une part et de Jocelyn Lachance pour ce qui concerne la jeunes hypermoderne. Autant de questionnements qui renvoient aux questions plus génériques de rythmes et de temporalités dans nos sociétés contemporaines.
      A l’instar de Jacques Ellul, j’ai tendance à penser que les dispositifs construits par les humains possèdent toujours une double face, ici domination/libération et que les limites de l’un à l’autre sont ténues….
      Il y a de quoi penser…

  1. […] ? « Veille et Analyse TICE 5, juin 2012 Posted by ptiboutfil in Actualités. trackback Les plus démunis… aussi pour le numérique ? « Veille et Analyse TICE. J'aimeJ'aime  […]

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