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  1. Enfermé, limité, mais… enfermé et limité !

    Pensez-vous qu’il serait préférable d’apprendre à conduire uniquement avec une voiture à boîte automatique par exemple ? C’est sans doute plus simple, plus rassurant (je pense), cependant c’est totalement en inadéquation avec la réalité et le marché.

    A moins de vouloir une génération qui va changer le marché ? Mais changer le paradigme actuel pour quoi ?

    Vu la diversité et les usages actuels des TIC, il est évident qu’il y aurait avant tout un minimum à apprendre dans les TIC, chose que refusent encore – malheureusement – certaines personnes. Ces gens là refuseraient ils d’apprendre à se faire à manger, à remplir leur feuille d’impôts, etc. ? Bref, refuseraient ils d’être indépendant ?

    Ce n’est pas en masquant la réalité et en bridant toute innovation comme le fait le modèle commercial ultra propriétaire et fermé d’Apple que l’on va progresser et faire avancer la société, soyons sérieux, cela s’appelle « niveler par le bas ».

    Qui voudrait d’un modèle ou ce serait plus l’ordinateur qui nous piloterait que l’inverse, un système unique qui, comme un impôt, nous obligerait à passer à la caisse régulièrement pour être à la page ou même simplement pour pouvoir continuer à fonctionner ? Voir pire, un système qui changerait du jour au lendemain, sans vous prévenir, mais qui, par un tour de passe passe, vous convaincrait que c’est bien mieux ainsi et que c’est pour votre bien.

    Ne serait-il pas plus intéressant de développer et favoriser certains codes/normes ergonomiques que les développeurs pourraient adopter mais sans omettre par ailleurs des options de personnalisation ? Ainsi, logiciels & plateformes fermées comme ouvertes seraient sur un pied d’égalité je pense.

    Car justement, pourquoi opposer utilisabilité & ouverture ? Je trouve que c’est grave tout de même ! Le modèle « ouvert » permet justement – à tous les niveaux – de donner son avis, de faire évoluer le système tel qu’il le faudrait et non pas d’en rester à la vision d’une entité dont les seuls impératifs sont d’ordre financier & économique.

    Bref, je ne suis certainement pas au fait de tout, et d’un autre côté je n’ai peut être pas totalement compris l’objet de votre billet, mais je regrette que l’on puisse penser que les tablettes d’Apple soient les seules qui correspondent aux besoins éducatifs et qu’il n’y ait en fin de compte pas de choix possible. A la rigueur pour les personnes âgées ou ceux qui manqueraient de flexibilité de pensée, OK, peut être qu’Apple serait le seul choix, mais au delà de ça…

      • admin on 22 mai 2012 at 5 h 55 min
        Author

      Votre point de vue est intéressant et ne s’oppose pas à ce que je tente de mettre en évidence, à savoir qu’apparemment les limitations de fonctionnalités sont le marché et la réalité (cf les ventes d’Apple par exemple) des usagers. Je ne peux que constater que lorsque les techniques mises à disposition des usagers sont trop complexes elles n’ont pas aisément un accueil chaleureux, sauf si elles répondent à des besoins importants. De nombreux travaux sur les usages montrent cette lutte entre concepteurs et usagers et les conséquences (cf Jacques Perriault la logique de l’usage, Michel De Certeau, pierre Rabardel…)
      L’opposition ouverture/utilisabilité est connue dans le monde industrielle par exemple dans certaines oppositions ingénieur/techniciens/ouvriers. La sociologie de la traduction a mis en évidence cette question et le Centre de Sociologie des Innovations y a aussi beaucoup travaillé.

      Dans un autre registre, je ne pense pas qu’Apple soit le seul à répondre aux besoins éducatifs, par contre c’est le premier à avoir senti les limites qu’il faut imposer à un produit pour qu’il trouver rapidement sa place dans ce monde, comme dans le monde familial (la encore le marché me donne raison). Certes Apple ne sera pas le seul, et Google avec Androïd a bien proposé un alternative plus ouverte et tout aussi crédible. Cela nous rappelle une vieille guerre du début des années 80 en Mac et PC…

      Quand au nivellement par le bas, je n’y crois pas dans ce registre. Le vrai nivellement par le bas est d’abord culturel (au sens large, pas classique). C’est celui qui maintient dans la dépendance. Dans le cas des TIC, on s’aperçoit qu’en mettant des technologies trop complexes on génère une forme d’élitisme et une forme d’exclusion. DU coup en proposant des interfaces conviviales on permet à chacun d’accéder à un premier niveau d’usage. Cette entrée est préférable à l’autre, à condition qu’elle ne s’arrête pas là. Et c’est sur ce point que je suis en accord avec vous. Jadis Condorcet voyant dans l’instruction le moyen de lutter contre l’esclavage de l’ignorance. Mais il prenait soin aussi d’encadrer cette lutte dans des limites suffisantes pour qu’il n’y ait pas de risque de remise en cause du pouvoir, ce que Jules Ferry à confirmé plus tard. Avec les TIC le risque est le même. Chacun a le droit d’entrer, mais pas question d’avoir le droit d’ouvrir la boîte pour aller plus loin.
      Ce qui est essentiel dans la culture, c’est le questionnement de l’évidence, du déjà là, du donné. C’est en quelque sorte la curiosité pour le dire autrement ou encore la capacité d’étonnement. Devant des technologies limitées, il faut savoir en apprécier l’utilité, mais très vite la dépasser et non pas y opposer des technologies trop compliquées, ce serait contre productif.

      Quand on fabrique un escalier les marches du bas ne doivent pas être plus difficiles que celles du haut !

      BD

      • admin on 5 juin 2012 at 10 h 15 min
        Author

      Voilà un document qui vient confirmer mon analyse :http://www.cndp.fr/crdp-nancy-metz/54/ressources/espace-ressources/tablettes-numeriques.html
      Désormais trois semaines d’expérimentation précédés d’une semaine de prise en main suffiraient pour avoir une bonne analyse de ce genre d’outils…

      Au delà de la légèreté de l’expérimentation, on trouve dans ce document une illustration assez explicite de la manière dont évoluent les représentations sur les tablettes…. et sur l’engouement qui va suivre…

      A débattre

    • Claude on 22 mai 2012 at 11 h 14 min

    « Du coup la tentation est grande de restreindre les possibilités techniques en les structurant fortement et en les limitant si l’on veut obtenir une pratique effective. »

    … ou pas de pratique du tout.

      • admin on 22 mai 2012 at 11 h 41 min
        Author

      Ce qui est aussi une possibilité, mais l’observation semble aller dans un autre sens : un univers sécurisant permet certaines pratiques… mais modestes… et rarement pas de pratique du tout

  1. […] viaEnfermé, limité, mais utilisé…. « Veille et Analyse TICE. J'aimeJ'aime  article […]

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