Expert et connaisseurs, suite

Luc Arthur Michel à commenté cette brève : Un connaisseur est quelqu’un qui ne se sent jamais expert ! right, but ! La connaissance et la vérité ne seraient accessibles que par la méthode expérimentale associée à une validation statistique. La « preuve » scientifique numérique devient en effet une véritable obsession, au point qu’elle s’érige en dogme dictant des mesures « politiques » ainsi présentées comme indiscutables, incontestables. La conviction que la science va de pair avec la démocratie favorise l’aveuglement actuel, où les experts en viennent à prescrire des pratiques au nom de la science, hors de toute mise en question. Bref la scientocratie (y compris pour le CLIMAT), c’est bien la république des chiffres déterminés par les experts de tout poil. En fait, la mission de l’expert est de dire le certainement faux et le possiblement vrai. Cf. Page 236 (et bien d’autres): « Essai pour une (bio)éthique utilisable au IIiè millénaire » par Luc MICHEL – Editions Universitaires Européennes 2015

Réponse de Bruno Devauchelle Merci de votre commentaire. Vous rappelez là deux éléments qui me semblent essentiels : – d’une part l’illusion de la « vérité scientifique » à laquelle on a ajouté la preuve numérique (dans les deux sens du terme) – D’autre part la polysémie du terme expert dont vous rappelez à juste titre une référence essentielle pour sortir de la confusion : « dire le certainement faux et le possiblement vrai » Cette dernière définition me convient assez et peut alors être accrochée au terme d’expert. Malheureusement l’observation révèle que le choix d’utiliser pour soi le terme d’expert ou d’en être nommé ainsi par d’autres relève parfois davantage d’une recherche de légitimation que d’une posture éthique.

Luc Arthur Michel écrit enfin : La recherche de légitimation est souvent telle que les experts s’auto-appointent, alors même que leurs savoirs sont de plus en plus segmentés

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